Archives mensuelles : août 2014

Le temps des copines [mission de Madame T.]

Madame T. habitait la rue du Moulin à Verviers où était établi le siège de l’entreprise de construction de son père. Elle fréquentait en ce temps-là l’Ecole moyenne de Verviers. Le temps des copines, c’est pour Madame T.,  quelque chose dont elle se souvient avec plaisir  : les rires, les confidences, les amitiés entre filles.

Nous avons poussé la porte de l’école verviétoise.  Un arbre grandit, aucune craie ne crisse plus.  Le temps, grand pédagogue, est devenu maître des lieux. Une bibliothèque, collectionneuse d’histoires fantômes, nous défie. Elle nous fait croire qu’elle est vierge de toute page.

Alors, en lecteurs effrontés du présent, en maraudeurs d’interdits,  nous « volons » des images  et nous recréons un univers, sous l’immense verrière, bien à l’abri de la voûte des  souvenirs de Madame T.

© EPN M@lmédia

Nous découvrons ensemble le travail et le reportage de Vincent MICHEL (alias Photographe-Runner)

Poussière d’étoile [mission de Madame R.]

Faire le tour du monde en chansons, c’est tellement simple avec une tablette et une connexion Internet . Nous passons les chansons que les participants nous suggèrent : les airs populaires du carnaval de Malmedy,  » « La ballade des gens heureux », « Salade de fruits », « C’est magnifique », « Jolie môme », « Les roses blanches », « Le plus beau tango du monde », « Petit papa Noël »…   les titres s’enchaînent. Juke-box party !

Contrairement au dicton, beaucoup de paroles sont restées, presqu’intactes dans la mémoire. Fredonnées  de concert par les participants,  les chansons ne manquent absolument pas d’airs.

Madame R., originaire de Bruxelles,  nous embarque pour l’Amérique, les standards du jazz, les poussières d’étoiles…
Though I dream in vain
In my heart it will remain
My stardust melody
The memory of love’s refrain…

Pour lire les paroles : Hoagy Carmichael – Stardust Lyrics | MetroLyrics

Chanson originale de Hoagy Carmichael

Où est le piano ? Une bonne note est attribuée à la première personne qui ouvre l’application !  Pianoter pour s’amuser, perfectionner ses bases musicales,  apprendre à jouer un instrument qu’on n’a jamais eu la chance de posséder, reproduire des chansons… la tablette et la musique se marient bien  tout comme la culture des villes et des champs.

Un bourgmestre et un notaire parmi d’autres [mission de Madame J.]

 

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© EPN M@lmédia

L’hôtel de Ville de Malmedy expose les portraits photographiques des bourgmestres qui ont assumé cette fonction au sein de la ville ou des villages jusqu’à la fusion des communes. Parmi eux,  ce n’est pas Madame J. que nous cherchons :  jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas de représentante féminine parmi les heureux élus… Qu’à cela ne tienne, nous sommes sur les traces professionnelles de Madame J.,  et nous cherchons à croiser le regard d’un homme apprécié, que l’on dit  avoir  excellé dans l’art du compromis, Monsieur Joseph Cerexhe. Nous voulons mettre une image sur un nom.

Dès 1946, Monsieur Cerexhe endossa les fonctions politiques. Tour à tour conseiller communal, échevin de l’instruction publique, conseiller provincial, il resta bourgmestre jusqu’à la fusion des communes en 1977.

Pour la petite histoire, aux élections de 1970, les programmes annonçaient la construction du home de retraite face au Parc Marie-Anne Libert.

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© EPN M@lmédia

Originaire du Pays d’Aubel où il passa sa jeunesse, Joseph Cerexhe (1901-1982) étudia le droit et le notariat à l’Université de Liège et officia successivement à Aubel et Malmedy. Nous croyons déceler un petit brin de nostalgie quand Madame J. évoque son travail  de secrétariat à l’étude de Monsieur Cerexhe reprise aujourd’hui par Monsieur Erwin Maraite.

La Centenaire [mission de Madame G.]

Madame G. est fière d’être descendante de Bernardine Goffart née Lagamme, une Centenaire bien connue à Malmedy puisqu’une rue porte son nom depuis 1938. Petit retour en arrière sur cette tranche du passé malmédien.

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© Madame G.

En fouillant dans les archives de la bibliothèque et grâce aux recherches du Royal Club Wallon, nous avons pu collecter différentes informations sur cette rue mais également sur la centenaire.

Bernardine Lagamme est née à Malmedy le 19 janvier 1828. Elle suivit une formation de dentelière. Une de ses dentelles fut offerte au roi Léopold III lors d’une visite à Malmedy et d’autres figuraient en bonne place au Musée du Folklore jusqu’en 1944. Elle enseigna elle-même son art aux dames de la bourgeoisie et l’exerçait encore dans sa centième année. Elle décéda à Malmedy à l’âge de 102 ans.


L’Avenue de la Centenaire prolonge la rue derrière les Murs, continue à longer la Warchenne tout en s’en écartant progressivement pour aboutir à la rue de la Tannerie. Au début du XXe siècle, c’était un lieu idéal pour étendre du linge. En 1946, le ministère de la Reconstruction y fit bâtir six pavillons destinés aux sinistrés du bombardement de Noël 1944; ils furent démolis en 1955. Dans les années 60, on y a aménagé une piste pour patineurs à roulettes qui sert aujourd’hui de parking pour voitures.
Pour en savoir plus sur la toponymie des rues de Malmedy, référez vous à l’étude de Robert Christophe intitulée « Malmedy, ses rues, ses lieux-dits » disponible à la bibliothèque et au Royal Club Wallon.

Le Moulin d’Anlier [mission de Madame C.]

La forêt d’Anlier est l’une des plus grandes et des plus majestueuses de Belgique. Elle se situe dans l’est de la province du Luxembourg. C’est à l’orée de celle-ci, dans un moulin plus précisément qu’est née Madame C., résidente aux Arcades. La plupart de ses souvenirs d’enfance sont reliés à ce lieu dont elle aimerait retrouver des traces.

MOULIN D4ANLIER

Nous avons donc contacté la Maison du Tourisme du Pays de la Forêt d’Anlier  qui nous a fait parvenir de la documentation. On apprend notamment que le moulin existait déjà au Moyen-Age. Les photos extraites du livre « Une clairière dans la forêt » ont particulièrement ému Madame C. Nous remercions Pierre de l’asbl A.N.L.I.E.R qui nous a fait parvenir ces clichés.


L’ouvrage « Une clairière dans la forêt » raconte l’histoire des villages d’Anlier, Louftémont, Vlessart et Behème à travers le regard d’habitants des villages concernés. Les coutumes et traditions des quatre hameaux formant la clairière de la forêt d’Anlier y sont déchiffrées. Des anecdotes qui nous éclairent sur la vie de nos campagnes d’autrefois. 

Pour avoir plus d’infos sur l’ouvrage, cliquez ICI ou bien LA pour contacter la Maison du Tourisme du Pays de la Forêt d’Anlier.

La tarte au riz de la boulangerie Jacob [mission de Madame K.]

Malmédienne depuis toujours, Madame K. avait l’habitude de quitter son domicile situé rue La Vaulx pour rejoindre la boulangerie Jacob au coin de la place Albert Ier.
Gâteaux, meringues ou autres viennoiseries : Madame K. n’en avait que faire. C’est sur les tartes au riz que se posait son regard décidé. Retour en vidéo sur ses pas gourmands…

La tarte au riz de la boulangerie Jacob [mission de Madame K.] from EPN M@lmedia on Vimeo.

Les dernières religieuses de Saint-Vincent de Paul à Xhoffraix [témoignages]

C’est en 1869 que fut fondé le couvent des religieuses de Saint-Vincent de Paul à Xhoffraix grâce à une donation des époux Godefroid Villers-Doutrelepont de Malmedy.
Il se transforma ensuite en une école pour jeunes filles avant de devenir un home pour personnes âgées au tout début du siècle. Au total, 31 religieuses se sont succédées à Xhoffraix. La dernière Sœur faisant fonction était Sœur Palmassia, originaire de Weywertz. Elle a quitté les lieux en 1981.
En feuilletant l’ouvrage de J-L Palgen intitulé « Connaître Xhoffraix – Mont et Longfaye », on apprend qu’à l’origine, « le couvent devait être mis à disposition de trois Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul (dépendant de la Maison de Cologne) dont l’une serait institutrice, la deuxième en charge de l’ouvroir et la troisième visiterait les pauvres à domicile ».
Ces trois rôles ont été également assumés par les dernières religieuses, à savoir Sœur Anna, Sœur Secunda et Sœur Palmassia ; comme nous l’expliquent Madame V. et Madame W., soeurs de coeur depuis leur plus tendre enfance, dans cette courte séquence vidéo.

Sur les pas des dernières Soeurs à Xhoffraix from EPN M@lmedia on Vimeo.

D’autres photos/documents ont été commentés par Madame W. et Madame V. qui se sont improvisées historiennes en herbe le temps d’une matinée. Merci à elles et également au home Saint-Vincent de Paul pour nous avoir transmis ces traces du passé xhoffurlain. Dans la galerie qui suit, vous découvrirez le couvent au fil du temps: son presbytère, sa laiterie, ses églises et ses habitant(e)s…

La groumète, la recette et la tablette [mission de Madame V.]

Madame V. a les yeux qui brillent lorsqu’elle nous parle des « groumètes », nous avons l’eau à la bouche… Notre rôle se  limitera, par courriel, à exprimer la demande de Madame V. à un habitant du village, Marc Dewalque, boulanger à la retraite.  Sa réponse, retranscrite ci-dessous, contient toute l’architecture des pains qu’il fabriquait : la recette, l’esprit de la recette, le petit détail qui tue, les variantes….et la clé de voûte, la passion. N’hésitez pas à visiter son site en cliquant ici.

RECETTE

Pour 4 personnes
INGRÉDIENTS: 750 gr. de farine d’avoine
ou 750 gr. d’un mélange de 1/2 de froment et de sarrasin
ou 750 gr. d’un mélange de flocons d’avoine pré-trempés et d’un peu de farine de froment
35 dl. d’eau
10 gr. de sel
250 gr. de lard gras, c’est déjà pour une riche « groumète », cette quantité. Le lard sera fumé ou non-fumé suivant les goûts.
Il est possible de ne mettre que du saindoux, on en trouve encore facilement du bon à Montjoie dans les commerces.

FACULTATIF (c’est à dire au goût de chacun, et version enrichie de la recette originale)
100gr. d’oignons hachés fins
du lait à la place de l’eau (où un mélange eau/lait)
1 à 2 oeufs
MÉTHODE
 Faire cuire l’eau et le sel et éventuellement les oignons
 Dans les bouillonnements de l’eau qui cuit, « semer » doucement la farine.
 Arrêter de « semer » quand la louche tient droite dans le récipient.
 Faire fondre le lard et vider graisse fondue et crêtons sur le mélange.

L’ESPRIT DANS LEQUEL EST PENSÉ LA RECETTE
Il faut essayer d’obtenir de nos jours , ce que l’on aurait appelé autrefois, une plantureuse et riche « groumète ».
Si ce plat représentait la fête à table pour nos ancêtres, aujourd’hui on le rechercherait plus pour son authenticité, voire sa rusticité, c’est pour cette raison que le choix d’une farine ou mélange de farine est important, la qualité et la quantité de lard aussi.

C.U.F.D.P.D.Q.F.U.B.R. (= C’EST UNE FOULE DE PETITS DÉTAILS QUI FONT UNE BONNE RECETTE)
Chercher de la farine d’avoine, c’est celle qui convient le mieux (parce que généralement légèrement toastée), comme cela devient difficile à trouver dans le commerce, les propositions de mélange vu à ingrédients pourront donner le goût « terroir » à votre groumette.
Les ardennais du Luxembourg intègrent des oignons dans leur « groumote ». Pour eux, les oignons c’est la sauce des « groumettes ».
De notre côté, on disait plutôt que le graisse (le lard fondu), c’est l’âme des groumettes ». « Po fé dès bonès groumètes, i fâ ku lu pourcê bagne duvins », soit; « Pour faire des bonnes groumettes, il faut que le porc (lisez le lard) baigne dedans ».
Autrefois, les convives se dépêchaient d’arriver au fond du plat où toute la famille puisait, c’est là que se trouvait la graisse fondue du lard.
Bien sûr, chacun s’arrange à sa manière. Certains n’ont renseigné des ajouts de lait, d’oeuf et d’autres encore après avoir roulé des petites boules de pâte, font recuire recuire celle-ci à la manière des « knoudelles » dans l’eau salée, mais ce sont là des variantes récentes venues avec l’élévation du niveau de vie qui a toujours tendance à enrichir exagérément les plats traditionnels et leur faire perdre leurs originalités.
On peut chauffer les groumettes excédentaires dans une poêle pour souper ou encore au petit déjeuner, cette dernière pratique était courante autrefois. ©Marc Dewalque

Après la lecture du courriel, laissons lever la pâte, le temps pour M. Dewalque et nous-mêmes, de taquiner le cochon, tester les cuissons sans négliger la F.D.P.D.Q.F.U.B.R. pour ensuite nous retrouver.

La Fureur de lire, moment festif du projet « Papy Mamy surfeurs » , s’annonce plantureuse !

 

 

 

L’entreprise Nelles Frères [mission de Monsieur N.]

Monsieur N.
© EPN Malmédia

Monsieur N., né à Hunnange, a travaillé toute sa vie au sein de l’entreprise Nelles. Son souhait était de se (re)plonger dans l’histoire de l’entreprise malmédienne. Après quelques fouilles dans les archives de la bibliothèque, nous avons pu retrouver un livre consacré aux 50 ans de l’entreprise Nelles (fêtés le 26 mai 2012 à Xhoffraix), dont nous vous proposons ici quelques extraits sous format numérique. Ces images couchées sur le papier ou numérisées ont permis à l’ancien chef de chantier de communiquer son histoire.

Pour plus d’infos sur l’entreprise Nelles, n’hésitez pas à à visiter son site Internet.

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Identités, jeux de lettres et de chance [atelier 4]

Comme lors des trois  ateliers précédents, l’animation est centrée sur l’identité de la personne pour favoriser le contact et la reconnaissance dans le groupe.

Au début de chaque atelier, les participants regardent les photos de l’atelier précédent, une discussion s’engage à propos des photos que l’on peut diffuser ou celles que l’on veut garder pour soi. Les premières notions juridiques de propriété et de droit de la personne sur la toile sont évoquées.

Une pratique courante sur internet consiste à s’identifier sous un pseudonyme. Le principe est inspiré par une certaine précaution,  nous faisons part aux participants de notre volonté, en tant qu’auteurs du blog,  d’éviter les écueils et d’adopter une écriture respectueuse et valorisante.

Un jeu est proposé dans lequel chacun expose aux autres les surnoms dont il a fait un jour l’objet.  Affectueux, humoristique, ce surnom est souvent lié à une caractéristique, plus ou moins personnelle.

Les surnoms prennent forment grâce aux lettres du Scrabble  ; les anecdotes, comme les lettres se relient les unes aux autres. Chacun essaie ensuite, avec plus ou moins d’assurance, d’apposer sa signature sur la tablette graphique.

Galeries photos : © EPN M@lmédia

– Home Saint-Vincent de Paul à Xhoffraix (5 juin)

-Résidence du Grand Fa (11 juin)

– Résidence des Arcades (12 juin)

Le jeu de lettres  nous emmène  sur la piste d’autres jeux, jeux de chance ou de stratégie…. ce qui  permet aux participants de passer un moment joyeux ensemble.

Tablette magique ? Nous y croyons presque, mais ce sont bien les participants qui font le jeu avec leur bonne humeur et leur énergie.

Une séance consacrée aux jeux sur tablette s’impose pour la suite.  Nous faisons un clin d’oeil à Pascal Deru  « Ce n’est pas posséder des jeux qui importe, c’est les mettre entre nous qui les rend féconds  » .